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Carpool Karaoke – la série, mais chez Apple

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Carpool Karaoke, c’était cette séquence ultra sympa du Late late show de James Corden, devenu un phénomène Youtube, et dans laquelle de plus en plus de stars se pressaient pour passer 12 minutes de camaraderie et de bonnes vibes avec le bon gars James. Bon, parfois ça se voyait un peu trop que c’était forcé, n’est-ce pas Madonna, mais en général ça donnait vraiment de bons moments.

Et puis voilà que la nouvelle est tombée : ça devient une série, avec sa 1ère saison, sans James Corden -ou presque-, et c’est sur Apple Music. Autant dire que tout ce qui faisait l’intérêt de la séquence, la camaraderie, le côté un peu improvisé, tout ça c’est fini, maintenant on est dans un show marketé et vendu par la Pomme, et tout devient « larger than life » : au lieu d’aller au Mc Do comme avec Serena Gomez, maintenant c’est toute une fanfare qui vient jouer autour de la voiture; ou carrément un hélicoptère qui transporte les invités.

L’exemple typique du concept qui non seulement va perdre de la saveur, mais va même devenir répulsif, en devenant un produit marketing trop calibré. Dommage.

Assassin’s Creed : sauve qui peut!

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Assassin’s Creed, le film, poursuit en beauté la tradition de ratage des adaptations de jeux vidéo au cinéma. Pourtant, on aurait pu imaginer que la présence de Marion Cotillard et de Michael Fassbender au générique était un gage de qualité et qu’ils ne se seraient pas commis dans un navet. Quelle erreur…

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Bon, essayons de positiver, il y a quelques bons côtés dans ce film. Les reconstitutions du passé, l’Andalousie en 1492, sont plutôt réussies et crédibles; esthétiquement un peu monotones mais néanmoins tout à fait convaincantes. En particulier, une belle séquence dans l’Alhambra est à mettre à l’actif du metteur en scène, tout comme une séquence de poursuite sur les toits de la ville, très proche du jeu, avec glissades sur les toits en tuile et rebondissements sur les cordes à linge. De même, côté scénario, l’articulation entre le présent et le passé est plutôt bien fichue et permet de ne pas être uniquement dans un « film à costumes » médiéval.

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Pour le reste, c’est sauve qui peut à tous les étages. L’histoire est d’une banalité rare et on ne croit vraiment à aucun moment aux enjeux réels du charabia philosophique autour de la Pomme d’Eden, du libre arbitre, des Templiers et des Assassins. La structure du film reproduit les niveaux d’un jeu, mais on en perd le fun, la progression dramatique; et pour le reste les personnages sont tellement peu travaillés qu’ils restent au niveau de la caricature. Les dialogues sont neutres, on a peine à retenir une phrase ou une formule marquante. Même la formule des Assassins manque d’accroche, de force, de puissance.

Par charité, on n’insistera pas sur le jeu d’acteur de Marion Cotillard, dont on a du mal à comprendre le succès international tellement elle est inexpressive et pièttre comédienne. Michael Fassbender en fait des tonnes, mais on se demande vraiment si le jeu en vaut la peine, on admire son dévouement à une cause déjà perdue. Il paraît qu’une trilogie est en préparation, on n’attend pas la suite impatiemment.

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Calypso Valois, Le Jour

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Parfois, il vaut mieux ne pas se battre et reconnaître les évidences. Calypso Valois, c’est déjà un nom qui claque, genre tellement joli comme pseudo que c’en est même pas un. Un nom qui sent la danse tropicale, la sensualité, et la grande histoire de France en même temps.

Pas de hasard cela dit, puisque la dite Calypso est tout simplement la fille d’Elli et Jacno, excusez du peu. Un bout de l’histoire de la pop française à elle toute seule. Et comme dans ce pays on adore les fils et filles de, pourquoi pas Calypso ?

La voilà donc qui sort son premier single, à la fois pop, électro, super accrocheur. Normal, c’est l’excellent Yan Wagner qui est derrière la musique, la mélodie est imparable, s’enroule autour d’elle-même et se développe dans un refrain entêtant et subtil. Et Calypso elle-même a un beau brin de voix et une jolie plume, jusqu’à cette punchline ultime du refrain, « cette salope est belle comme le jour ».

Carton mérité et souhaité!

 

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Moose feat. Akira Sky : juste irrésistible !

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Oui, il s’agit d’une pub BMW mélangeant éhontément les genres. Oui, il s’agit d’un groupe de gosses qui n’ont même pas 15 ans à première vue. Oui, on ne sait presque rien sur eux. Et pourtant ce « Ride the lightning » est éminemment addictif, formidablement bien chanté et joué, et donne envie d’acheter une guitare électrique, de lancer des vidéos youtube pour apprendre à en jouer et à créer son garage band. Ou, version plus simple, de chanter cette chanson à tue-tête dans la voiture ou sous la douche.

En gros, une sacrée bonne chanson !

« Envoyée spéciale », l’Echenoz nouveau est arrivé !

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Les livres de Jean Echenoz, il faut l’avouer, c’est un peu toujours la même chose. Comme les Modiano, comme les Djian; bref comme tous les grands écrivains finalement.

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Celui de 2016, « Envoyée Spéciale », est comme d’habitude absolument typique et parfois déroutant.

Absolument typique par le style, sobre, élégant, qui se relâche rarement et qui pourtant est d’une grande facilité de lecture, et à vrai dire très agréable. Echenoz a laissé tomber sa série sur les grands hommes (Ravel, Courir, Des éclairs) et retrouve une facture « classique » qui me sied à merveille. Typique aussi, ces incises et ces digressions qui « partent en live » comme on dirait aujourd’hui, à propos de tout et de rien, et qui ravisssent le lecteur. Enfin qui me ravissent moi au moins !

Absolument typique par sa galerie de personnages, à la fois banaux et uniques, réalistes et caricaturés, excessifs et insigniants, prévisibles et plein de surprise. Cette fois, on parle de Constance, de son mari « Lou Tausk », d’un vieux général, de l’espion Paul Objat, de ses hommes de main, et de bien d’autres encore (le plombier, le chauffeur de métro, l’agent immobilier); et le talent d’Echenoz pour croquer ces personnages à la fois absurdes et pleins de vie est toujours aussi unique.

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Absolument typique par son intrigue, qui avance en crabe, l’air de rien, mais qui réussit finalement à croiser et recroiser tous ces personnages, à les envoyer au bout du monde, à les faire se découvrir, en en jouant d’ailleurs avec nous sur le mode du « nous en reparlerons plus tard », du « car c’était bien de cela qu’il s’agissait » et du « comme vous l’aurez sans doute deviné ». Evidemment, rien à voir avec un livre sur une journaliste envoyée spéciale quelque part, on l’aura bien compris…

Là où Echenoz étonne et surprend, c’est par la variété des thèmes abordés, et parfois par la pertinence ou l’exactitude de ceux-ci. On est tout surpris d’un passage en Corée du Nord par exemple, par la pertinence des remarques sur les conséquences sur la vie d’un artiste de variété d’un grand succès dans les années 80, ou par un séjour au fin fond de la Creuse qui ne se déroule pas vraiment comme prévu.

Bref, un Echenoz comme on l’aime. Ceux qui le lisent ou qui le connaissent adoreront, espérons que les autres aient le plaisir de le découvrir et de l’apprécier.

Echenoz Envoyée Spéciale

Laisse voler « Les Mouettes »… – Sandor Maraï

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Profitant d’une semaine de vacances à Budapest, j’avais décidé de faire un rattrapage en littérature hongroise et j’ai commencé par ces « Mouettes » de Sandor Marai. Mal m’en a pris, le livre m’est tombé des mains, et je l’ai abandonné à la moitié.

Sandar Marai Les mouettes

L’argument n’est pourtant pas inintéressant : en pleine seconde guerre mondiale, un haut fonctionnaire hongrois reçoit une jeune finlandaise venue lui demander un visa, en qui il reconnaît trait pour trait son ancienne amour qui s’est suicidée quelques années auparavant. Cruel tour du destin ? Hallucination ?

Le style de Marai n’est pas déplaisant. Très travaillé, très littéraire (des yeux « étrécis », vraiment…?), mais aussi précis, délicat, assez fluide; cela se lit plutôt agréablement.

Mais ce qui m’a fait abandonner, c’est l’ennui profond qui sort de ces pages. Qu’il se passe peu de choses, soit; après tout Proust non plus n’est pas un monstre d’action et de rebondissements. Mais que de redites, de répétition, de verbiage pour finalement dire la même chose peu intéressante (« je vais bientôt avoir 50 ans et je serai vieux »; « demain le monde aura changé et ce soir je dois saisir l’instant présent »). Rendons au moins cet hommage à Maraïiqu’il a écrit ce livre en 1943, et que les thèmes abordés étaient d’une brûlante actualité pour un pays qui allait être envahi par les nazis quelques mois plus tard avant de tomber sous le joug de l’Armée Rouge et d’un régime communiste qui l’obligera à s’exiler jusqu’à la fin de ses jours.

Sandor Marai 1

Marai est censé être l’équivalent d’un Zweig ou d’un Schnitzler,typique d’une littérature de la Mitteleuropa d’avant le désastre; je dois avouer ne pas partager ce point de vue et le trouver bien moins intéressant…

A contrario, les 3 premières pages d’un autre roman hongrois, « La légende des Pendragon » d’Antal Zerb, m’ont amené plus de joie, d’émotions et d’envie. Il faut savoir ne pas insister.

Philippe Djian, Dispersez-vous, ralliez-vous : une belle prouesse …

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Il y aurait eu tellement de manière de raconter la vie de Myriam. Une vie haletante, brinquebalante, en perpétuel déséquilibre, toujours au  bord du précipice, mais qui n’y tombe jamais vraiment. Ou pas tout à fait.

Djian à Biarritz

Ces 15 ans auraient pu donner la matière, chez d’autres, à un long roman, plein de digressions psychologiques, de détails passionnants, de dialogues enlevés, de réflexions pointues ou amusantes sur l’air du temps. Mais ce n’est pas le chemin qu’a choisi Djian, qui, en vieux renard de la littérature, a choisi entre 2 points la voie la plus courte. Et c’est en 187 pages bien tassées, à tombeau ouvert pourrait-on dire, avec pas mal d’à propos d’ailleurs, à toute berzingue, qu’il nous livre ces 15 ans de la vie de Myriam.

Mais la vitesse ne fait pas tout; c’est surtout par l’art et la manière qu’il nous séduit. La manière qu’il a de tout nous expliquer sans rien nous dire; ou plutôt de ne dire presque rien mais qui explique presque tout. C’est un peu déconcertant au début, et on se rend compte à quel point on a l’habitude d’être pris par la main, chouchouté, chaperonné, par des auteurs qui nous maternent. Rien de cela ici; l’auteur pense que, comme dans la vie, on ne nous dit pas toujours tout mais qu’il faut quand même comprendre quelque chose et aller de l’avant. Et on s’y fait vite; on en devient même accro, et à la fin du livre, on a parfaitement compris où il veut en venir avec une simple phrase comme « J’ai failli lui dire que je ne voulais pas entendre ce qu’il voulait m’annoncer », ce qui est somme toute une belle performance d’auteur, et témoigne d’une finesse de psychologie assez rare.

Djian Arosteguy

On se reconnaît ou on ne se reconnaît pas dans cette Myriam, à la fois insensible à tant de chose et qui vit tout à fleur de peau, aux comportements forcément excessifs comme la vie l’est avec elle – et avec qui la vie ne l’est-elle pas ? Reconnaissons aussi à Djian de merveilleux passsages et des idées de romanciers réussies, comme cette présence lancinante des visites au zoo, comme cette phrase lumineuse sur l’adolescence, « ces années sourdes et blanches, de ces journées où rien n’arrivait, où je ne voyais personne ».

L’art de Djian est tel qu’on ne s’est même pas rendu compte des audaces formelles du texte, du long monologue qu’il constitue, de l’absence de chapitres, de dialogues; et c’est comme happé par cette force vitale de Myriam qu’on lit ce livre presque d’une seule traite. Quelle prouesse !

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Un livre à lire sans modération !

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