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Archives de Catégorie: Spectacles vivants

Justin Bieber relève les compteurs au stade Pierre Mauroy

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D’évidence, je ne suis pas dans la cible habituelle de Justin Bieber, et n’était le passage ce week-end de mon neveu à la maison, je ne serais sans doute pas allé à ce concert. Mais bon, l’occasion a fait le larron, et je m’étais dit que ça pourrait être intéressant de voir ce que donnait un gros show à l’américaine dans l’enceinte de notre cher stade PM, pour la première édition du North Sound Festival, merci à Live Nation.

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Du gros show, j’en ai eu. Il y avait du monde, des effets visuels, pyrotechniques, des lumières, du gros son. Une grosse dizaine de danseurs sur scène. Rien d’affolant non plus, reconnaissons le. Pas d’effet visuel de malade, pas de nouveauté hallucinante; on reste dans le très classique.

Coté musique, il semble y avoir des musiciens sur scène, mais à vrai dire tout le monde s’en moque, et Justin le premier, qui ne s’en occupe pratiquement jamais et reste sur l’avant scène pour communier avec son public. Chante-t-il d’ailleurs vraiment ou s’agit-il d’une bande ? Disons que je ne suis pas convaincu de l’avoir vraiment entendu chanter hier, à part peut-être sur les moments plus calmes comme celui-là :

Car ce qui compte le plus, c’est Justin lui-même; et là il faut reconnaître une vraie déception. En short chaussettes, presque claquettes au pied; les mains dans les poches la moitié du temps, Justin déambule sur scène un peu au hasard, chante sans grande conviction ses tubes et se rapproche parfois d’un danseur ou d’une danseuse pour un numéro à 2 qui dépasse rarement 5 secondes. Et oui, parfois Justin danse, mais là aussi quelques secondes au plus, et pas d’une manière spécialement remarquable. Sa communication avec le public est ultra convenue et pas très développée; de toute façon, il suffit qu’il se rapproche du bord de la scène ou fasse en geste en direction de la foule pour que celle-ci se mette à crier et à hurler sa joie…

Démarré 20 minutes à l’avance, le show se déroule sans anicroches ni tension particulière ou moment fort jusqu’à l’incontournable et séminal « Baby », puis au rappel, lui aussi fort convenu; puis Justin quitte la scène, il y a encore des dizaines de dates à assurer sur les 179 de la tournée Purpose Tour, il ne s’agirait pas de s’attarder ici…

Le Trouvère à l’Opéra de Lille : géant !

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Cela fait des mois que j’avais repéré ce spectacle dans la saison 2015-2016 de l’Opéra de Lille, cette création du Trouvère de Verdi était pour moi le clou de la saison. C’est peu dire que je n’ai pas été déçu, et c’est sans doute un des tous meilleurs spectacles que j’ai vus à l’Opéra depuis sa réouverture.

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Un article de la Voix du Nord reprenait cette boutade que pour réussir un « Trouvère », la recette était simple, il fallait juste les 4 meilleurs chanteurs dans la pièce. Le 1er choc, ça a été d’entendre effectivement les 4 chanteurs principaux, qui sont en vérité tous extraordinaires, et allient puissance et finesse dans l’expression. Une mention toute particulière à xx dans le rôle du Comte, dont la magnifique voix charrie à merveille toutes les ambigüités du personnage.

Le 2ème choc, c’est la mise en scène et la scénographie. D’un parti-pris résolument moderne, le metteur en scène a choisi une ambiance de guerre des gangs, de West Side Story urbains, inspirée aussi des arts et sport de rue. Excellente idée, qui modernise et rend bien plus pertinent un argument qui en a à vrai dire bien besoin. Quant au « cube » qui tourne et supporte les différents plateaux, une seule remarque : ça fonctionne, et ça permet de nombreuses variations qui dynamisent la pièce.

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Le 3ème choc, c’est l’ONL, sous la baguette de Roberto Rizzi Brignoli. Jouer du Verdi, il faut y aller avec du cœur, de l’énergie, du brio ; et de tout cela l’ONL en a à revendre, avec une matière sonore épaisse et riche qu’on ne lui connaît pas toujours dans la fosse de l’Opéra.

C’était donc un grand moment d’opéra, dont on sort avec des airs et des scènes dans la tête, et l’envie folle d’y retourner. Dépêchez-vous, il ne reste que quelques représentations !

Un souvenir de Luc Bondy, « L’heure où nous ne savions rien l’un de l’autre »

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C’est à Luc Bondy que je dois une de mes expériences théâtrales les plus marquantes, de celles dont on se souvient plus de 20 ans après, de celles qui m’ont fait comprendre tout ce dont le théâtre était capable…

C’était il y a un peu plus de 20 ans, en 1994, à Berlin, et Luc Bondy mettait en scène à la Schaubühne « L’heure où nous ne savions rien l’un de l’autre », de Peter Handke.

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la mise en scène de « L’heure où nous ne savions rien l’un de l’autre » de Luc Bondy pour le Festival d’Automne à Paris en 2014

La particularité de cette pièce : elle est entièrement silencieuse. Les acteurs vont, viennent, agissent, bougent, repartent, parfois quelques onomatopées; mais pendant toute la pièce aucun mot n’est prononcé. J’étais attiré par le tour de force, mais avais peur que le tout soit un peu long et ennuyeux.

Bien au contraire, cette pièce m’a captivé d’un bout à l’autre, j’étais comme hypnotisé par une sorte de performance géante, originale, toujours renouvelée, sensible, drôle; un moment magique, hors du temps.

Il faut bien reconnaître que dans les 20 années suivantes, rares ont été les moments de théâtre aussi intenses que j’ai pu vivre.

Aujourd’hui Luc Bondy vient de nous quitter, je ne peux que lui dire merci pour ce moment de théâtre rare et unique.

Monumentale, la messe en si mineur de Bach !

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C’est par un dimanche après midi froid, gris et pluvieux qu’on peut remercier Jean-Claude Malgoire d’avoir programmé à Tourcoing la brillante et rutilante Messe en si mineur de Bach, disons-le franchement, un monument de la musique occidentale.

Le visuel du programme de l'Atelier Lyrique de Tourcoing

Le visuel du programme de l’Atelier Lyrique de Tourcoing

Ce fut un franc succès, et ça se voit déjà parce que les 2 heures de représentations passent toutes seules, parce que l’absence d’entracte se fait à peine remarquer, on est plongé dans ces morceaux superbes et si variés qui font le sel de cette Messe. Je ne me lancerai pas dans une analyse de l’oeuvre, tant d’autres l’ont déjà fait et bien mieux que je ne le ferai; je me contenterai de citer le texte de l’Atelier Lyrique de Tourcoing : « elle incarne la somme du style baroque à son apogée, mais aussi de la polyphonie façon Machaut ou encore des modes et teneurs antiques ».

On lira aussi le compte-rendu élogieux de Jean-Marie Duhamel dans La Voix du Nord, qui est lui aussi tombé sous le charme.

Il maestro, Jean-Claude Malgoire

Il maestro, Jean-Claude Malgoire

Le Choeur Régional Nord Pas de Calais d’Eric Deltour fait beaucoup pour le succès de cette messe, et les moments les plus polyphoniques sont vraiment resplendissants. Ultime coquetterie, le changement de disposition des chanteurs 2 morceaux avant la fin, pour avoir un final grandiose. Réussi.

La Grande Ecurie et la Chambre du Roy sont comme d’habitude au rendez-vous; au début de la représentation je trouvais leur format réduit un peu dérangeant et disproportionné par rapport au choeur, mais finalement l’équilibre se fait et on se prend à apprécier le délicat travail des cuivres et des bois en particulier.

Une page de l'oeuvre, le début de Et resurrexit.

Une page de l’oeuvre, le début de Et resurrexit.

Les solistes étaient bien entendu impeccables, en particulier le ténor Robert Getchell, au timbre de voix très agréable, et le contre-ténor Jean-Michel Fumas, au phrasé particulièrement travaillé et convaincant.

L’Atelier Lyrique de Tourcoing a bien été à la hauteur du monument…

L.A Dance Project de Benjamin Millepied

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LAdance_2652885bC’était un des sommets de la saison qui s’achève au Colisée de Roubaix, Bertrand Millet le directeur avait réussi un gros coup en programmant le « L.A Dance Project » de Benjamin Millepied, tout frais nommé directeur de la danse à l’Opéra de Paris, et auréolé de sa participation au film « Black Swan ».

La salle d’ailleurs ne s’y était pas trompée, elle était remplie à ras bord, et complète depuis pas mal de temps; impatiente de découvrir la proposition chorégraphique de Millepied.

Le 1er tableau, de Millepied lui-même, je dois avouer que je l’ai raté, encore à la mairie en conseil d’administration…Le 2ème tableau, reprise d’une chorégraphie des années 60 de l’immense Merce Cunningham, était austère et exigeant. Sur une musique stridente de La Monte Young, des mouvements lents et beaux s’enchaînent. Les mouvements sont ultra étudiés, les attitudes et les positionnements sur scène harmonieux, le travail sur l’éclairage est très original et remarquable, mais il faut bien admettre que ce n’est pas le genre de pièce qui déchaîne l’enthousiasme.

La 3ème partie, plus accessible, était de William Forsythe, sur une célèbre boucle musicale de Gavin Bryars (Jesus never failed me yet…), et ce « Quintett », plein d’énergie et de joie, a réconcilié tout le monde pour une très belle ovation en fin de spectacle.

Au global, une soirée comme on les aime, un Colisée plein, une proposition artistique qui sait attirer sans sombrer dans la facilité, des « grands noms » qui passent par Roubaix…on est impatient de voir ce que la saison prochaine nous réserve ;)!

[article publié originellement sur http://www.drapsdetoutelaine.org]

Gisele Vienne, The Pyre; ou la vaste loterie des spectacles de danse contemporaine

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Toujours grand amateur de danse contemporaine, et alléché par la description et la photo du programme de la saison de l’Opéra, c’est assez confiant que je me suis rendu à la représentation de The Pyre, à le Rose des Vents.

Effectivement, la scénographie est impressionnante, et la variété des effets que la double rangée de leds installée en V sur la scène est sidérante.

Malheureusement, c’est à peu près tout ce que j’ai apprécié du spectacle (avec sa courte durée, 1h15). Le reste était soit pénible (l’électro ambiante destructurée du groupe KTL), soit prétentieux (le « texte » de Dennis Cooper, le livre mis à disposition de chaque spectateur sur son siège), soit franchement inintéressant (le style de danse saccadé, répétitif et finalement ennuyeux des 2 danseurs, dont le jeune adolescent qui intervient à la fin, dont on croit un instant qu’il va réveiller le spectacle, et en fait du tout).

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C’est un peu la loi des spectacles contemporains, la lecture du programme n’est qu’une vague indication de ce qui va se passer sur scène, et la qualité une vaste loterie…

Jan Fabre, « Tragedy of a Friendship », à l’Opéra de Lille

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Evidemment, ceux qui s’attendaient à un opéra « classique » ne pouvaient qu’être déçus. Comme expliqué dans le livret, Jan Fabre vise une « oeuvre d’art totale », et mélange donc joyeusement image, musique, chant, performance, théâtre, danse. On ne lui reprochera certainement pas  son manque d’ambition.

Il faut reconnaître que Fabre a du talent, et sait remplir un plateau. La scénographie est maîtrisée et élégante, assez inventive (les cloches en verre), les jeux de lumière sont somptueux, les costumes à la fois simple et marquants, et avec finalement peu d’accessoires, il fait se succéder les tableaux. On peut « sentir » que tout cela est extrêment réfléchi, pensé, référencé, connoté (les 13 tableaux pour les 13 opéras de Wagner, etc.)

En revanche, 3 choses m’ont fait quitter la représentation avant la fin :

. le propos lui-même, sur la rencontre, l’amitié et la brouille entre Wagner et Nietzsche, est totalement incompréhensible et n’est que le prétexte à l’enchaînement de textes abscons, d’extraits de Wagner, le tout d’une obscurité totale et sans aucun fil conducteur saisissable par moi

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. les provocations scéniques, marques de fabrique de l’auteur, sont à la fin répétitives, fatigantes et provoquent plus de la gêne pour leur utilisation massive que pour leur réelle force provocante. Disons qu’au bout du 3ème simulacre de viol en 2h, on se demande ce qui plaît tant que ça à Fabre pour l’inclure dans une réflexion sur Nietzsche et Wagner.

. au final, l’enchaînement de tableaux incompréhensibles, certes bien agencés et d’une vraie puissance visuelle, de provocations plutôt gratuites produisent un ennui profond, et on ne comprend pas bien pourquoi on devrait rester parqué 3h15 sur son siège sans pause à subir ce régime.

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