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Snowpiercer : un surprenant blockbuster, steampunk et ferroviaire

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SNOWPIERCER affiche

Snowpiercer surprend souvent pendant les 2 h de film (qu’on ne voit d’ailleurs pas passer).

J’y allais en m’attendant à un blockbuster d’action survolté et stylisé à la John Woo, dans le cadre steampunk du train Transeperceneige (magnifique ce mot, pourquoi ne pas l’avoir gardé pour la sortie du film en France ?). Action il y a, mais finalement pas tant que ça, et l’action est souvent suspendue à des scènes intimes ou psychologiques de grande intensité.

Je m’attendais aussi, au vu du pitch, à une trame « sociale », un peu à la Hunger Games, entre les gueux de l’arrière du train, qui au prix d’efforts et de sacrifices conquièrent le pouvoir et répandent paix, amour et démocratie dans la machine. Là, on en est assez loin, et si les 3 premiers quarts d’heures peuvent laisser cette impression, on se rend vite compte que ça ne se terminera pas comme ça et que la vision de Bong Joon Ho est plus complexe et subtile que cela.

Je m’attendais à un film grand public et gentil, et dès le départ, des scènes d’une assez grande intensité psychologique (le condamné, le bras…) donnent une tonalité non seulement cruelle mais aussi impitoyable et presque désespérée à l’histoire. On sait d’entrée que ça ne se terminera pas bien, le happy end paraît bien vite exclus.

Comme on peut s’en douter, le train du film est une métaphore du monde, de l’arche de Noé, et Bong décline volontiers ce filon, de manière pas toujours subtile, mais visuellement assez superbe; et les séquences dans lesquelles les héros traversent [spoiler] un aquarium, une serre, un salon de coiffure ou une boîte du nuit sont magiques.

Snowpiercer Jamie Bell

On retiendra aussi une galerie de seconds rôles attachants, que ce soit un Billy Elliott (désolé pour Jamie Bell, mais quand on a fait un rôle tellement marquant…) en rebelle exalté, une Tilda Swinton déjantée, ou – quota coréen oblige – un Song Kang-ho en geek illuminé drogué tout à fait réjouissant.

Ultime point de satisfaction : pas de happy end, ou de fin qui remet tout dans l’ordre, mais au contraire une ouverture, une lueur d’espoir, un pas de côté.

Pour être objectif, tout n’est pas réussi. Certains scènes sont plus satiriques à la Tim Burton que réellement reliées au reste du film (la séquence dans le wagon école); le discours final avec Wilford est très convenu (malgré des révélations fort malsaines), et on aurait pu resserrer un peu l’action sur un film parfois un peu bavard.

Néanmoins, c’est au global une très bonne surprise et l’on en sort en repensant encore à de nombreuses séquences, ce qui est toujours bon signe.

Snowpiercer vue extérieure

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