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Premières impressions de Reflektor, d’Arcade Fire

Publié le

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En temps médiatique, ça fait déjà longtemps que Reflektor, le 4ème album des montréalais d’Arcade Fire, est sorti : 2 jours officiellement, 4 jours pour le leak officiel sur Youtube, et ça fait 3 mois que le groupe nous distille les morceaux, de manière assez classieuse à vrai dire, que ce soit le clip vaudou / haïtien de Reflektor, ou le court métrage de Roman Coppola à la Salsathèque de Montréal et ses 4 inédits.

Qu’en penser donc à première écoute ? Tout d’abord, je précise que je ne suis pas un fan hardcore du groupe : j’avais comme tout le monde beaucoup apprécié le 1er album, laissé tomber le 2ème, et n’étais guère allé au delà du single éponyme The Suburbs du 3ème.

Ici, on se rend compte facilement qu’on est dans le haut du panier : la facilité d’écoute est beaucoup plus grande, presque tous les morceaux sont accessibles. Les mélodies s’enchaînent et se retienennent sans effort. L’écriture musicale est variée,  bien plus que sur les albums précédents. On sent un plaisir, une envie de jouer ensemble qu’on n’avait pas entendue depuis longtemps. Et la production est excellente, à mi-chemin entre des tentatives nouvelles pour le groupe (des synthés 80s, des rythmes exotiques) et leur classique « indie rock » porté à un point d’efficacité rarement atteint, merci James Murphy!

A vue de nez, des futurs classiques émergent rapidement : le Reflektor et ses coeurs de Bowie qu’on a écouté tout l’été, Here Comes the Night Time et ses changements de rythmes, le tendu et électrique Normal Person, les choeurs de Joan of Arc, la drôle d’atmosphère de Porno, le classicisme Arcade Fire d’Afterlife. Quelques passages à vide aussi : le début du CD2 est assez mou et le dyptique « Awful Sound / It’s never over » rappelle les longs tunnel d’ennui de Neon Bible, Supersymmetry est sympa et zen mais franchement pas original.

Et bien sûr, Arcade Fire reste Arcade Fire, c’est à dire sérieux, pas rigolo ni ironique pour un sou, angoissé, torturé; bref coincé. Et insupportablement intello prétentieux, comme cette idée étrange de faire un album influencé par le mythe d’Orphée et Eurydice…

Néanmoins, si l’on en reste aux chansons, on conviendra sans barguigner qu’il s’agit effectivement d’un des albums rock de l’année. Encore de nombreuses écoutes en perspective !

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